PAS DE FINALE POUR LES GIRONDINS

25 janvier 2017 - 06:34

C’était déjà l’heure de jouer la première demi-finale de la Coupe de la Ligue avec Bordeaux qui recevait le PSG au Matmut Atlantique ce mardi soir. Tenants du titre, les hommes de la capitale avaient pour ambition de se hisser en finale. La tâche ne s’annonçait pas simple, puisqu’avant de disputer une éventuelle finale contre Monaco ou Nancy qui se rencontrent à Louis II ce mercredi, il fallait effacer l’équipe girondine. Cette dernière avait un coup à jouer et espérait déjouer les pronostics. Jocelyn Gourvennec alignait d’ailleurs une équipe type avec un milieu de terrain composé de Vada, Toulalan et Sertic, et un trio offensif Kamano-Rolan-Malcom. Paris aussi se présentait avec un onze costaud puisque seuls Di Maria et Rabiot faisaient leur apparition par rapport à l’équipe qui a battu Nantes ce week-end (2-0).

Bordeaux entrait bien dans cette rencontre avec de bonnes intentions dans le jeu. Justes techniquement, les Girondins bénéficiaient même de cette erreur d’inattention de Meunier pour se créer la première occasion, seulement Malcom était lui-même surpris (6e). Les débats étaient équilibrés jusqu’à ce merveilleux but de Di Maria. Relancé par son coach, l’Argentin débloquait la situation d’un coup-franc plein axe à 30 mètres qui terminait en barre rentrante (0-1, 19e). Paris semblait parfaitement lancé dans cette rencontre mais manquait à plusieurs reprises le but du break. Après une passe de Verratti, Matuidi perdait son duel face à Prior (28e). Cavani lui manquait le cadre sur ce centre de Lucas (30e). Bordeaux en profitait pour égaliser par Rolan qui concluait un amour de ballon de Malcom (1-1, 33e).

Paris lâche les chevaux en seconde période

Même s’il avait manquait le coche, le PSG n’apparaissait pas plus gêné que cela par ce but un peu contre le cours du jeu. Le rythme ralentissait un peu mais le cuir appartenait aux Franciliens qui faisaient le siège de la surface adverse. À plusieurs reprises, des ballons brûlants passaient devant la cage girondine sans que le score ne bouge et les deux équipes regagnaient le vestiaire sur ce score nul. Rassuré par ce résultat, les Marine-et-Blanc revenaient sur la pelouse avec la ferme intention de donner du fil à retorde au triple vainqueur en titre de la compétition. Ils se procuraient une belle occasion avec ce centre-tir de Kamano repoussé in extremis par Maxwell (46e). Malgré cette petite montée en régime du club au scapulaire, Paris ne pliait pas et reprenait l’avantage rapidement.

Sur un exploit de Lucas, Cavani se présentait seul pour envoyer une mine sous la barre (1-2, 60e). Les changements bordelais ne changeront pas la mainmise parisienne sur cette rencontre. Pire encore, les hommes d’Emery déroulaient en cette fin de seconde période. Après un corner de Di Maria et une succession de têtes dans la surface, Cavani surgissait aux six mètres pour catapulter, avec l’aide la barre, le cuir au fond des filets (1-3, 74e). Le festival offensif ne s’arrêtait pas là, car Di Maria y allait de son doublé lui aussi. Il récupérait un ballon mal dégagé et profitait de la passivité de la défense, en plus d’une petite faute de main de Prior, pour enfoncer le clou (1-4, 81e). Le sort de cette rencontre était scellé. Nkunku, entrée en jeu quelques instants auparavant en compagnie de Ben Arfa, profitait d’un ballon de l’ancien Niçois mais il ratait le cadre (89e). Le PSG se qualifie pour la finale de la Coupe de la Ligue avec la manière pour y défendre son titre.

L’homme du match : Lucas (7,5) : il a fêté comme il se doit son 200e match sous les couleurs parisiennes. Le Brésilien a régalé ce soir en montrant toute l’étendue de son talent. Dans tous les bons coups du soir, il aura été le véritable détonateur du jeu parisien comme lors de ces passes pour Cavani (8e, 30e). Certes, il doit mieux faire cette opportunité côté droit (16e) mais c’est aussi lui qui obtient le coup-franc de Di Maria après un exploit individuel. En seconde période, il s’est offert aussi un petit récital technique en étant à la baguette pour le premier but de Cavani (60e). Remplacé par le jeune Georgen (88e).

Bordeaux :

- Prior (4) : Carrasso aurait pu effectuer son retour après une longue absence mais il n’aurait rien pu faire non plus sur la sublime frappe de Di Maria à la 19e qui est venue tutoyer la barre transversale du Matmut Atlantique. Abandonné par ses défenseurs sur le deuxième but parisien, la frappe de Cavani (60e) ne lui laisse aucune chance non plus. Si Cavani l’achève à bout portant à 3-1 (74e), il est fautif d’une erreur de placement sur le second but de Di Maria (81e). Fait marquant, sur tous les buts encaissés ce soir, le ballon a touché les montants à chaque fois, ce qui complique un peu la tâche.

- Gajic (4) : rarement utilisé cette saison en championnat (seulement 2 titularisations en Ligue 1 cette saison), le Serbe s’aligne très mal avec les autres défenseurs à la 28e, mais Matuidi n’en a pas profité. Il aura effectué quelques jolies montées avec des beaux centres mais qui se sont montrés inoffensifs. Les Parisiens auront peu tenté sur son côté et il aura eu du mal à rattraper les erreurs de ses partenaires.

- Lewczuk (3) : l’ancien joueur du Legia Varsovie n’est pas tout le temps très rassurant. Avec notamment une tête mal maitrisée (42e) qui revient dans les pieds de Matuidi plein axe, mais sans conséquence. Avec Pallois, il forme une charnière trop friable pour le très haut niveau imposé par les Parisiens.

- Pallois (2,5) : monsieur en retard. L’ancien Valenciennois n’est pas toujours des plus rassurants, comme sur cette action à la 17e où il dégage approximativement dans l’axe mais sans conséquence finalement pour son équipe. Il est très mal placé sur le but de Cavani (60e) en laissant l’attaquant uruguayen seul dans son dos. Avec son compère en défense, ils sont les points faibles de leur équipe ce soir. Gourvennec met fin au calvaire en le remplaçant par Plasil (64e) qui prend la place de Sertic au milieu. Il se fait devancer par Cavani sur le troisième but du PSG.

- Poundjé (4) : pur produit du club bordelais, ce joueur de 24 ans, peu utilisé en championnat cette année (6 titularisations en L1) aura eu du mal à exister ce soir. Poussif dans ses prises d’initiatives offensives, il aura eu du mal à maîtriser Meunier et Di Maria qui trainaient dans sa zone. Combatif mais insuffisant.

- Toulalan (6,5) : l’ancien Lyonnais traversait une période délicate jusqu’en décembre, depuis ça va beaucoup mieux. Il donne le tempo à son équipe. Cela ne l’a pas empêché de prendre un joli petit pont de la part de l’insolent Lucas (18e) qui amènera l’ouverture du score de Di Maria. S’il est parfois pris de vitesse, il n’a en effet plus la vivacité de ses 20 ans (il a 34 ans), il est toujours au bon endroit au bon moment. Le cerveau du jeu bordelais. Pour sa science du placement, du jeu de corps et de l’interception, il devrait être obligatoire de regarder les matchs de Jérémy Toulalan dans les écoles de foot.

- Vada (5) : l’Argentin formé aux Girondins a été propre dans les transmissions et a effectué un bon pressing avec ses compères au milieu de terrain. Cependant il a manqué de créativité pour permettre à son équipe de jouer plus haut.

- Sertic (4,5) : le capitaine bordelais est celui qui déclenche la faute sur l’ouverture du score du PSG (19e). Au dehors de ça, il effectue un beau travail au milieu de terrain en effectuant beaucoup d’efforts pour coulisser et boucher les espaces. Avec le cuir il a pris un minimum de risques. Dommage car ce n’est pas à Toulalan de les prendre pour lui. Contraint de redescendre d’un cran pour remplacer Pallois en défense centrale.

- Kamano (4) : l’ancien Bastiais est clairement hors-jeu lorsqu’il effectue sa remise décisive pour Rolan (33e). Comme son compère Malcom, il s’est beaucoup appliqué pour redescendre et aider son latéral à bloquer les couloirs. Mais offensivement, c’était trop pauvre ce soir, surtout en seconde période.

- Malcom (6,5) : l’espoir brésilien est intéressant dans sa faculté de revenir dans l’axe pour tenter de donner la dernière passe. Il aurait pu bénéficier d’un pénalty pour une poussette litigieuse de Meunier dans son dos. Il délivre une merveille de louche qui se mue en avant-dernière passe sur l’égalisation bordelaise à (1-1). Surement le Bordelais le plus dangereux offensivement en première mi-temps. Plus discret ensuite. Remplacé par Menez (67e) qui n’a pratiquement rien fait en dehors de son loupé en toute fin de match (91e).

- Rolan (5) : l’attaquant uruguayen n’a pas hésité à régulièrement décrocher pour toucher un peu plus le ballon. Il égalise à 1-1 en véritable renard des surfaces, en profitant certes d’une position de hors-jeu non signalée de Kamano. Il effectue aussi, souvent, un pressing intéressant qui a permis à ses milieux de souffler un peu. Il disparaît comme toute l’attaque bordelaise en seconde mi-temps.

PSG :

- Trapp (6) : vigilant sur cette reprise de Malcom (6e), le gardien allemand n’a plus eu grand-chose à faire jusqu’au but de Rolan sur lequel il est abandonné par sa défense (33e). Il effectue tout de même une belle sortie devant Menéz en toute fin de rencontre (90e+1). Il n’a pas non plus rassuré par quelques sorties mal maîtrisées dans les airs mais cela n’a pas eu d’incidence. Son jeu au pied a en revanche été satisfaisant.

- Meunier (5) : mauvais match de la part de l’international belge. Alors qu’il restait sur belle forme, il a montré pas mal de lacunes et est coupable d’erreurs techniques inhabituelles. Il est notamment devancé par Malcom dès le début de match, preuve de son manque de concentration (6e). Il effectue aussi un dégagement bienvenu dans sa surface (4e) et a plutôt été solide face aux montées de Poundjé (25e, 50e). Il termine mieux.

- Marquinhos (6,5) : match correct de sa part même s’il n’a pas été beaucoup mis à contribution. Trompé par cet excellent ballon de Malcom (33e), il a répondu présent sur les appels de Rolan et a globalement devancé pas mal de fois les attaquants girondins. Quelques orientations du jeu bien senties aussi comme ces deux transversales (27e, 54e).

- Thiago Silva (6) : il a remporté la plupart de ses duels aériens mais il est pris de court par cet excellent ballon de Malcom (33e). Il a parfois abusé de son jeu long qui n’a pas toujours été très précis. Le capitaine parisien a tout de même offert du calme et de l’assurance à la ligne arrière. Il vient même apporter un coup de main à l’attaque sur cette reprise de la tête (53e).

- Maxwell (6,5) : on ne l’a pas beaucoup vu à l’œuvre offensivement car Bordeaux fermait bien les côtés mais il a sauvé son camp à plusieurs reprises. Son intervention devant Kamano à l’entrée de la surface a fait du bien à son équipe (10e), tout comme cette petite touche devant le Bordelais au deuxième poteau (31e). En seconde période, il contre ce même Kamano sur ce centre-tir alors qu’il y avait le feu (46e).

- Verratti (5) : L’Italien n’a pas eu le rayonnement qu’on lui connaît habituellement. Pris dans la nasse du milieu de terrain, il a eu du mal à trouver les espaces libres que ce soit dans ses déplacements mais aussi dans ses transmissions. À part cette passe parfaite dans le dos pour Matuidi qui perd son face à face (29e), il a été discret en plus d’avoir perdu pas mal de duels et quelques ballons. Remplacé par Nkunku (79e) qui a manqué une très belle occasion sur un service de Ben Arfa (89e).

- Rabiot (5,5) : titulaire dans le onze de départ et placé devant la défense, le titi Parisien a lui aussi un peu déçu. Il a joué avec un frein à main. Sur la retenu tout le match, il a ralenti le jeu de son équipe en ne cherchant pas à jouer en première intention. Problème de poste sûrement et de pressing bordelais qui a été efficace. Il a tout de même récupéré pas mal de ballons.

- Matuidi (6) : il a su être le joueur du milieu de terrain qui se projette vers l’avant mais le rendu n’a pas été brillant. Il rate complètement son duel face à Prior (29e) et manque pas mal de passes dans la zone de vérité. En revanche, il a embêté le milieu de terrain adverse par son travail de harcèlement et a donné un coup de main à sa défense en suppléant les montées des uns et des autres.

- Lucas (7,5) : voir ci-dessus.

- Cavani (7,5) : presque trop collectif sur cette passe de Lucas (8e), il manque le cadre de justesse après ce nouveau centre du Brésilien (30e). Il a retrouvé son égoïsme et son réalisme face au but en seconde période en s’offrant un joli doublé (60e, 74e). Il a aussi participé au jeu de son équipe en effectuant quelques remises bien senties pour faire remonter le bloc ou lancer des contres. Avec ce doublé, il égalise Pauleta et sa 2e place avec 109 réalisations dans le classement des meilleurs buteurs de l’histoire du PSG. Remplacé par Ben Arfa (82e) qui a donné une très belle balle de but à Nkunku (89e).

- Di Maria (6,5) : de retour dans le onze d’Unai Emery, l’Argentin a lancé la rencontre d’un coup-franc absolument magnifique (19e). Pas vraiment terrible dans le jeu, on l’a senti emprunté et pas toujours juste techniquement. Il a raté pas mal de passes et a perdu la plupart de ses duels. Néamoins, il sauve son match par un nouveau but (81e) et a tiré le corner sur la seconde réalisation de Cavani (74e).

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BON MERCREDI et 3 autres environ 11 heures
le flash et 2 autres environ 22 heures
U18 : Galgon /ASCD.... 0 à 4 ..... (4) : nouvelles photos 1 jour
Tablette …en rade!!! et 4 autres 1 jour
pascal locatelli a commenté Les petits Petits 1 jour
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6-2
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ASCD A / Coutras A : résumé du match 2 jours
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A partir du 20 Sept. les entraînements U8/U9 auront lieu de 16h00 à 17h30 à Castillon

 

 

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