A.S. Coteaux de Dordogne : site officiel du club de foot de Mouliets et Villemartin - footeo

JORDAN GALTIER FILS DE........ JOUEUR DE LEGE CAP-FERRET

28 octobre 2015 - 09:18

En tête à tête avec... Jordan GALTIER (Lège Cap Ferret) : "Mon père avait raison"

Son nom n'est pas inconnu dans le monde du football. Loin de là. Et pour cause, Jordan Galtier est le fils de Christophe, entraineur de Saint-Etienne (L1). Dans cette entrevue touchante, le milieu offensif de Lège Cap Ferret nous a parlé de sa carrière mais aussi de sa situation personnelle en tant que fils de... Sans langue de bois, il aborde sans détour un papa qu'il a très peu - trop peu - vu suite à la séparation de ses parents, alors qu'il n'avait que trois ans. Un en tête à tête à consommer, sans modération (par M.-L. J.)



Jordan Galtier lors de la finale de coupe Aquitaine.Jordan Galtier lors de la finale de coupe Aquitaine.Jordan, quel est votre parcours footballitisque ?
Je suis parti à l’âge de 13 ans au centre de formation d’Auxerre. J’y suis resté cinq ans avant de signer à Bordeaux, en CFA. Je suis alors parti à Fréjus Saint Raphaël où j’ai joué deux ans. J’ai rejoins Arles Avignon pour deux ans avant de venir à Lège Cap Ferret.

Comment êtes vous arrivé à Lège-Cap-Ferret ?
Je suivais le club de loin, depuis qu’il était en DH. J’avais vraiment envie de revenir dans la région. J’en suis tombé amoureux quand je jouais aux Girondins. J’attendais que le club atteigne un niveau qui me convenait, avec des valeurs humaines. J’ai alors demandé à Ludovic Gold s’il pouvait me mettre en contact avec Alexandre Torres et Nicolas Sahnoun. Cela s’est fait le plus naturellement possible. Lorsque j'ai eu la proposition, je n'ai pas réfléchi trois mois.

Vous avez choisi de quitter par la même occasion le monde professionnel, pour quelles raisons ?
J’ai passé des moments très difficiles dans les clubs pro ou semi pro dans lesquels je suis allé. J’avais encore la possibilité de faire des essais à ce niveau. Mais j’en ai eu marre, j’avais besoin et envie de prendre du recul. Mon souhait était de retrouver des sensations plus importantes et du plaisir. 

"Ma femme est plus connue que moi ici"

Un match qui restera dans la mémoire de Jordan Galtier. Avec Arles Avignon lors d'un match amical contre Saint-Etienne, il a inscrit un but contre son père.Un match qui restera dans la mémoire de Jordan Galtier. Avec Arles Avignon lors d'un match amical contre Saint-Etienne, il a inscrit un but contre son père.Un match qui restera dans la mémoire de Jordan Galtier. Avec Arles Avignon lors d'un match amical contre Saint-Etienne, il a inscrit un but contre son père.Pourquoi Lège-Cap-Ferret plutôt qu’un autre club ?
Ma femme est originaire d’ici. Lorsque je jouais aux Girondins et que je venais passer mes week-ends ici, je venais au stade. Ma femme, dont le grand père était le dernier gardien du phare du Ferret, est plus connue que moi sur la Presqu’ile et c’est très bien. Cela n’a pas été une décision facile à prendre mais je ne le regrette pas.

Pour quelles raisons cela a été difficile ?
Je me suis posé la question de ma reconversion, de descendre de niveau. J’avais conscience qu’il serait alors dur de gagner ma vie. En tout cas, je ne suis pas venu ici pour relancer ma carrière. Quand on est conscient et droit dans ses bottes dans ce qu’on veut faire, il faut y aller. Quand j’ai annoncé que je faisais une croix sur le monde professionnel à mon entourage, beaucoup se sont demandés pourquoi et m’ont dit que je devais avoir encore un contrat à gratter. Mais je n’étais plus dans cet esprit et c’est tant mieux.

Vous nous dites que ces années ont été difficiles. Pour quelles raisons ?
C’est un monde particulier mais je ne crache pas dessus car cela m’a fait vivre et avoir des revenus confortables. Je n’avais pas peur de la concurrence car j’étais un compétiteur. C’est plus ce qu’il y a autour : les relations avec les agents, certains médias aussi…
Je n’ai jamais manqué de respect et j’ai toujours fait mon travail. Mais je n’ai pas accepté d’avoir été mis à l’écart lors de mes années à Arles Avignon, une ville où j’ai grandi et un club pour lequel j’ai beaucoup d’affection. J’ai encore du mal à digérer cela. Que l’on ne me veuille plus sur le plan sportif je l’entendais mais le faire ainsi… 

"je ne suis pas tricheur"

Pour Jordan Galtier, footballeur est le plus beau métier du monde.Pour Jordan Galtier, footballeur est le plus beau métier du monde.Pour Jordan Galtier, footballeur est le plus beau métier du monde.A vous entendre on imagine que vous n’avez pas de regret à avoir quitté ce monde pro ?
Si je le regrette car footballeur reste le plus beau métier du monde. On se lève pour aller à l’entrainement, on rentre manger puis on fait la sieste. J’aurai pu faire ça toute ma vie. C’est vraiment le plus beau métier du monde mais il est trop gangréné.

Quels sont vos satisfactions et déceptions jusqu’à aujourd’hui ?
La satisfaction c’est d’avoir été formé à Auxerre et Bordeaux. J’ai passé des années de pur bonheur. J’ai appris à jouer au football et je ne remercierai jamais assez ces deux clubs qui m’ont apporté en tant que joueur mais aussi sur le plan humain. La déception, c’est bien sûr de ne pas avoir percé plus dans le monde professionnel. Et l’autre satisfaction, c’est Lège Cap Ferret.

Comment vous définissez vous comme joueur ?
Je suis un « connard » (rires). Sur le plan mental, même si ma mère était en face, je serai capable de tout pour gagner. Par contre, je ne suis pas tricheur. Si je rentre sur un terrain, c’est pour me donner à 100%. Je ne suis pas physique mais je compense par le mental et mon placement. Sans oublier mon joli pied gauche. Je fais partie de ces joueurs qui cinq minutes avant le match peuvent faire des blagues dans les vestiaires mais une fois sur le terrain, je suis un compétiteur. Cela compense le fait que je ne sois pas grand et que je ne cours pas le 100 mètres en 10 secondes. 

"Je ne fais pas du football pour me faire insulter"

Petit mais combattant.Petit mais combattant.Petit mais combattant.Est-ce que votre petite taille vous a fait du tord dans votre carrière ?
Oui et non. Oui car peut-être que des personnes ne m’ont pas fait confiance à cause de ça et non car c’est aussi que je devais avoir d’autres manques. La Ligue 2 impose une exigence physique. Je ne mets la faute sur personne si ce n’est sur moi. Après, il est difficile de se juger mais je pense qu’un bon joueur joue s’il a le niveau.

Etre le fils de…, cela vous a servi ou desservi ?
Cela ne m’a pas servi. Desservi, je ne sais pas, j’ai des doutes. En tout cas, je remercie mon père sincèrement de ne jamais m’avoir aidé en me pistonnant. Mais contre, je ne sais pas si des personnes avec qui il était en conflit ne m’ont pas mis des bâtons dans les roues.

Est-ce qu’en portant un nom connu dans le football vous avez eu le sentiment qu’on attendait plus de vous que d’un autre joueur ?
Je n’ai pas ressenti ça. Je ne joue pas au même poste où jouait mon père, pas dans les mêmes clubs. Je n’étais pas médiatisé. Après, il est sûr qu’il y a des mauvais côtés. Quand pendant 90 minutes des imbéciles m’insultent sur le terrain sous prétexte que je suis le fils de, c’est agaçant. Cela arrive les trois quarts du temps que j’entende des choses comme cela lors d’un match. Et ce sont des choses qui me touchent. Je ne fais pas du football pour me faire insulter. Parfois, comme lors du match contre Arcachon, cela se passe très bien et je trouve des adversaires avec qui je peux discuter à la fin du match. 

Un père à son fils : "Tu travailles, tu te tais"

En tête à tête avec... Jordan GALTIER (Lège Cap Ferret) : "Mon père avait raison"En tête à tête avec... Jordan GALTIER (Lège Cap Ferret) : "Mon père avait raison"Plus jeune, comment viviez vous le fait d’être le fils d’un footballeur professionnel ?
Bien car mon père est quelqu’un de bien. Il a aussi une bonne image. Ce n’est donc pas compliqué d’être le fils de Christophe Galtier. Là où c’est difficile, c’est que je suis un peu parano dans mes relations. J’avais et j’ai toujours peur qu’on me parle ou m’apprécie car ils aiment bien mon père. Je craignais qu’il y ait aussi un peu de jalousie. C’est pour cela que je suis souvent fermé et que je peux paraître hautain.

Aujourd’hui comment vivez vous les critiques dont il peut faire l’objet ?
C’est simple, je ne lis plus la presse si ce n’est la dépêche du Bassin et Foot33. Mais tous les médias qui sont susceptibles de critiquer mon père, je les évite. Je suis trop touché et je prends trop à cœur ce qui peut être dit. J’essaie de ne pas trop regarder les réseaux sociaux aussi. Les seules émissions que je regarde c’est Jour de Foot car il n’y a pas de critique et J+1 car ils me font rire. Pour le reste, je ne veux plus savoir ce qui est dit sur lui. J’accepte les critiques mais très souvent, ce sont des propos polémiques, qui sont blessants.

En préparant cette interview, je suis tombée sur un article de nos confrères chezlesgirondins.com dans lequel vous indiquiez que votre père vous aviez dit : « Tu travailles, tu te tais, tu fais pas ta tête de con, le coach n’a pas à se justifier, c’est à toi de travailler ». Une phrase difficile à entendre mais en même temps une manière de vous protéger et de vous préparer à ce milieu ? (cliquez ici pour consulter l'article)
C’est un père qui avait raison. Cette phrase était sensée car il n’allait pas à l’encontre des choix de l’entraineur. Il ne m’a pas fait miroiter quelque chose. Cette phrase m’avait fait à l’époque beaucoup de mal, elle reste en moi. Il m’avait aussi dit « en travaillant, tu auras peut-être ta chance d’y arriver. Si tu ne travailles pas, tu n’y arriveras pas ». C’est pour cette raison que je ne suis jamais allé pleurer lorsque les entraineurs faisaient le choix de ne pas me mettre dans le groupe. Il m’avait dit ça quand j’avais 18 ans. C’est une phrase bienveillante. J’aimerai que beaucoup de parents s’en inspirent plutôt que de conforter leurs enfants en leur disant que ce sont les plus forts. Je le dis souvent aux jeunes que j’entraine. Ils ont du mal à y croire. Cette phrase était juste parfaite.

Cela a dû être difficile pour lui aussi de la dire car il savait que cela allait vous blesser ?
C’est vrai que je ne l’avais jamais vu de ce côté. Mais oui. Est-ce que je serai capable de dire des choses similaires à ma fille plus tard ? Je l’espère. 

Une carrière d'éducateur qui débute...

En tête à tête avec... Jordan GALTIER (Lège Cap Ferret) : "Mon père avait raison"En tête à tête avec... Jordan GALTIER (Lège Cap Ferret) : "Mon père avait raison"Comment voyez vous votre avenir ?
Je le vois avec un arrêt de ma carrière de joueur sur du court terme. Je n’ai plus trop envie de vivre ce dont je parlais tout à l’heure sur les terrains. J’ai aussi des problèmes aux genoux qui me font souffrir. Par contre, je commence à passer mes diplômes d’éducateur. Je suis en charge des U17 à Lège Cap Ferret. J’aime bosser auprès des jeunes, ils m'apportent beaucoup. Je n’ai aucune ambition pour entrainer des seniors d’ici 5 ans. Mais à vrai dire, je ne me projette jamais car on ne peut pas dans ce milieu. Je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait. J’anticipe votre prochaine question pour savoir si un jour je souhaite devenir adjoint de mon père. Si jamais, il me le demande, nous en discuterions. Je veux être pris pour mes qualités et je ne veux l’être que si c’est légitime et non pas car je suis le fils de… Je ne vais pas faire l’hypocrite mais cela me plairait vraiment. Mais pour le moment, je préfère travailler de mon côté. Je suis un anxieux dans la vie alors je ne le ferai pas si je sens que je n’ai pas le niveau et la compétence. Cela me donne une voie pour travailler. Il serait en tout cas plaisant pour moi de travailler pour un club comme Saint-Etienne mais ce n’est pas dans l’air du temps.

La prochaine question n’était pas cela (rires). Mais de savoir si vous aviez une dernière chose à ajouter ?
Vive le football sain ! Le football reste le plus beau sport.
Merci aussi de me mettre en lumière.

par Marie-Laure Julian 
Jordan Galtier digest
le 22 mars 1989
Poste : Milieu offensif
Club : Lège Cap Ferret
Parcours
Joueur :
Auxerre, Bordeaux, Fréjus Saint Raphaël, Arles-Avignon, Lège Cap Ferret.

Commentaires

U6-U7 / U8-U9

Entrainement le mercredi à Castillon

14h30---> 16h00 pour les U6/U7 (2013 et 2012)

16h00---> 17h30 pour les U8/U9 (2011 et 2010)

 

SAMEDI 20 OCTCBRE

U6/U7---> Repos ]

                                  ] BONNES VACANCES!!!

U8/U9---> Repos ]

 

 

 

 

 

 

 

      

 Merci de prévenir si absent.

 

 

IMPORTANT: si vous confiez votre enfant à un accompagnateur pour un déplacement en voiture, n'oubliez pas le siège rehausseur réglementaire. 

  

 

 

.contact: Denis Gomme 0675238209